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Ministère de la Santé Publique et de la Population |
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L'OMS a soigneusement examiné les informations qu'elle a ensuite reçues des autorités chinoises sur l'ampleur de l'épidémie de SRAS à Beijing et dans la province du Shanxi. Elle a étudié le nombre total de cas, le nombre de nouveaux cas chaque jour, l'étendue des chaînes locales de transmission et les indications que des voyageurs s'infectent lors de séjours dans une région puis exportent ensuite la maladie ailleurs. Sur la base de cet examen, l'OMS ajoute Beijing et la province du Shanxi à sa recommandation du 2 avril. Se basant sur les mêmes critères, l'OMS a évalué la situation à Toronto (Canada). La flambée épidémique dans cette région continue de croître et touche maintenant des sujets n'appartenant pas aux groupes à risque initiaux, à savoir les membres du personnel hospitalier, leurs familles, et d'autres personnes en contact rapproché avec un malade, bien que, pour tous les cas notifiés, on ait mis en évidence des liens avec un cas de SARS avéré. Il semble en outre qu'un petit nombre de personnes souffrant du SRAS et se trouvant désormais ailleurs dans le monde, ont contracté l'infection pendant leur séjour à Toronto. Sur la base de ces informations, l'OMS a inclus cette ville dans sa recommandation pour les voyages. Cette recommandation sera réexaminée dans trois semaines, soit le double de la durée maximale d'incubation. L'OMS publie cette recommandation pour les voyages dans le but de protéger la santé publique et de réduire les possibilités de propagation internationale. Identifié pour la première fois à la fin du mois de février, le SRAS est une nouvelle maladie qui s'est propagée par le biais des voyages internationaux. Au 22 avril, on avait recensé au total 3 947 cas dans 25 pays sur les cinq continents. Les mesures de précaution ont pour objectif de réduire les effets du SRAS et de contenir la maladie alors qu'elle se trouve encore à un stade relativement précoce de sa propagation. La situation est évaluée quotidiennement pour déterminer s'il faut inclure de nouvelles régions dans la recommandation pour les voyages et si de nouvelles mesures de précautions s'avèrent nécessaires. Toutes les alertes de l'OMS, les recommandations pour les voyages, les statistiques quotidiennes cumulées sur les cas de SRAS et d'autres informations peuvent être consultées sur http://www.who.int/csr/sars/en/
Le SRAS Le Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) est découverte récemment en Asie du sud-est. 4439 cas ont été répertoriés à travers le monde et l'on compte déjà 263 décès. Les zones les plus affectées sont la Chine, Hongkong, Singapour, Taiwan, la Grande-Bretagne, et le Vietnam. 139 cas ont été identifiés au Canada, avec 15 décès, et 37 aux Etats-Unis. Aucun cas n'a pour l'instant été identifié en Haïti. Le SRAS est une maladie infectieuse transmissible Le Syndrome commence par une fièvre supérieure à 38° accompagnée de difficultés respiratoires (toux sèche, essouflement, maux de tête, douleurs musculaires, malaise, général) ressemblant à beaucoup d'autres maladies de ce type. Le Syndrome justifie systématiquement une hospitalisation. Dans la majorité des cas, l'évolution de la maladie est favorable. Le taux de mortalité est de 4%. Il est transmis par des contacts directs, proximité de moins de deux mètres et personnes vivant sous le même toit qu'un malade. A ce jour, aucun cas de transmission à partir d'une personne en période d'incubation (2 à 10 jours, moyenne: 7 jours n'a été formellement démontré. Recommandations de l'OMS Parmi les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), on citera le report des voyages non essentiels en direction de la Chine, d'Hong Kong et du Canada. Elle exhorte également un interrogatoire de tous les passagers au départ d'aéroports des zones affectées et des mesures de désinfection à l'intérieur des avions. Conférence de presse Le vendredi 25 avril en cours le Ministre de la Santé Publique, le Dr Henry Claude Voltaire, a organisé une conférence de presse organisée au local du ministère, au cours de laquelle, il a annoncé une série de mesures envisagées pour faire face à toute éventualité de cas de SRAS en Haïti. Le Ministre Voltaire, la docteure Guido et Frison de l'OPS/OMS (CHRD/AccService) Mesures préventives Un comité ayant pour mission de réfléchir sur l'évolution de l'épidémie et présenter des recommandations aux instances concernées est ainsi constitué. Outre le titulaire du MSPP, ce comité comprend également la présidente de l'Association Médicale Haïtienne (AMH), la docteure Greta L. Roy, les docteurs Yves Polynice, Fritz Guillaume, Karl Denerville, Aristobule Deverson, le doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie, d'autres personnalités du monde médical haïtien , la représentante de l'OPS/OMS en Haïti, Mme Léa Guido, le Dr Parcel Frison technicien de l'OPS/OMS Une salle de situation au MSPP est créée pour suivre quotidiennement l'évolution de l'épidémie, donner une information et formation au personnel médical. L'initiation d'un partenariat avec la République Dominicaine pour un partage des informations est également à l'étude Par ailleurs, l'obligation est faite à tout voyageur entrant au pays de remplir une fiche sanitaire à l'aéroport Toussaint Louverture. Ce formulaire de dépistage sera également disponible à l'aéroport international du Cap et dans tous les ports du pays. Des séances de formation pour les agents de la migration. Concernant les inquiétudes de contamination avec la visite prochaine, du 1er au 3 mai 2003, d'environ 800 Taiwanais en Haïti, le Ministre de la Santé publique a rassuré la population. Il a cité des démarches déjà entreprises pour le contrôle sanitaire de ces visiteurs. Parmi celles-ci, la demande d'une note médicale générale sur l'état de santé de ces voyageurs au cours des dix derniers jours. La représentante de l'OPS/OMS en Haïti, la Dr Léa Guido, a annoncé que des laboratoires de haut niveau international travaillaient actuellement sur la question. Son organisme assure le monitoring quotidien de l'évolution de l'épidémie à travers le monde. Elle a demandé aux journalistes de fournir au public des informations responsables et non alarmistes ou spéculatives autour du SRAS. |